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Pistes de réflexion pour développer une saine image corporelle à l'adolescence

Santé mentale adolescentsImage corporelleEstime de soiIntimidation / affirmation de soi
Publié le 12/05/2021
12/05/2021





Contenu inspiré du livre Romy : accepter son corps à l'adolescence de Marie-Michèle Ricard, Psychoéducatrice, psychothérapeute. 



Texte publié par Sabrina Herren.


Penses-tu être le seul ou la seule à ne pas aimer ton corps ? Au Québec, on estime qu'environ 55% des jeunes du secondaire sont insatisfaits de leur image corporelle. La bonne nouvelle ? Cultiver une image corporelle positive, c’est possible et ça s’apprend. On fait le tour de la question avec Romy : accepter son corps à l’adolescence.

Image corporelle négative : d'où ça vient ?



Quatre facteurs sont déterminants dans le développement de l’image corporelle :

  1. Les caractéristiques physiques
  2. Les traits de personnalité
  3. Les expériences interpersonnelles
  4. La socialisation : ce dernier facteur déterminant dans l’établissement d’une saine image corporelle, particulièrement chez les jeunes. Savais-tu qu’après seulement trois minutes de visionnement de photos envoyant un idéal de minceur, notre humeur est influencée négativement ?



Moins de 5 %.

C'est le pourcentage de femmes correspondant naturellement au modèle proposé par les médias. 



Ça veut dire que l’idéal que l’on voit partout est une pure invention qui, en plus, est perpétuée par une tonne de retouches faites par ordinateur ! Les médias établissent les normes, les modes, les tendances… Ils dictent les caractéristiques physiques à valoriser. Et plus l’exposition aux médias est intense et variée, plus le risque d’insatisfaction est élevé.

« Plus nous sommes exposés à des images envoyant un idéal de beauté, plus notre image corporelle en souffre et plus l'insatisfaction corporelle augmente.» 

Extrait du livre Romy : accepter son corps à l’adolescence

Que faire quand on a une image corporelle négative ?

Tout d’abord, il peut être intéressant de prendre conscience de ton image corporelle. Voici un petit exercice (extrait de Romy : accepter son corps à l’adolescence) que je t’encourage à faire pour comprendre quelles sont les pensées que tu entretiens au sujet de ton corps.

  • Ferme les yeux.
  • Imagine-toi devant ton miroir, de préférence sans vêtements.
  • Prends quelques secondes. Respire.
  • Que vois-tu dans ta tête ?
  • Quelles sont les pensées qui te viennent à l’esprit ?
  • Quelles émotions sont présentes en toi ?
  • Qu’as-tu le goût de faire à l’instant ?

Il se peut que tu entretiennes certaines pensées comme :  « Je n’aime pas mon corps », « Je suis gros ou grosse» , « Je ne m’aime pas». Ce type de pensées peut provoquer des comportements qui peuvent influencer ton estime personnelle, comme par exemple :

  • Rejeter ton corps.
  • Camoufler certaines parties de ton corps (vêtements amples, maquillage, foulard, etc.).
  • Nier les besoins de ton corps.
  • Chercher à atteindre un corps qui n’est pas le tien.


Image corporelle et estime de soi

L’image corporelle est LE facteur le plus déterminant de l’estime de soi. Ça veut dire que peu importe tes qualités et tes compétences (si si, tu en as plein!), si tu présentes une insatisfaction corporelle, ton estime personnelle en sera affectée négativement. Tu pourrais alors penser que tu vaux moins, parce que ton corps ne répond pas à tes attentes. C’est normal de vouloir être beau / belle (sujet à réflexion : ça veut dire quoi être beau ? ;-)), l’idée, c’est de développer une estime personnelle qui n’est pas uniquement liée à l’apparence. L’idée, c’est de revenir à soi, sans vouloir se modifier.


Quelques pistes de réflexion pour t’aider à développer une meilleure image corporelle

Pourquoi ne pas :

  • Entamer une réflexion sur le modèle unique et l’idéal féminin / masculin véhiculé dans les médias VS. la diversité corporelle.
  • Réfléchir à ton utilisation des réseaux sociaux, leurs rôles et leurs influences dans ta vie quotidienne.
  • Développer une estime personnelle qui est basée sur autre chose que l’apparence.
  • Te poser la question : d’où vient ton insatisfaction corporelle ? (parmi les quatre facteurs cités ci-dessus)
  • T’informer sur les distorsions cognitives (tu sais, cette paire de lunettes déformantes qui modifie ce que tu vois dans la réalité ?). 
  • Plutôt que de regarder dans le miroir et voir tout ce que tu n'es pas, pourquoi ne pas tenter le contraire et essayer de voir tout ce que tu es?
  • Faire/Recevoir des commentaires positifs sur autre chose que l’apparence
  • Te questionner : « Pourquoi te fais-tu autant de commentaires négatifs alors que tu n’oserais jamais dire ce genre de remarques à tes amis ? »
L’idée derrière toute ces réflexions est d’entretenir des pensées comme :
« Je suis OK ».
« J’aime mon corps ».
« Je suis une personne à part entière »


Et d’avoir le goût de :
> Respecter les besoins de ton corps.
> Prendre soin de ton corps.
> Traiter ton corps avec respect.







Pour aller plus loin : 




Ce nouveau guide pratique destiné aux adolescentes et aux adolescents a pour objectif de favoriser le développement d’une saine image corporelle. Rédigé à la manière d’un journal personnel, il aborde plusieurs thèmes essentiels de manière concrète et inspirante. Entre autres sujets : l’insatisfaction corporelle, le discours envers soi, l’idéal culturel de beauté, la théorie du poids génétique, la pleine conscience corporelle, les distorsions cognitives, l’influence des réseaux sociaux, les diètes et les interdits alimentaires, l’alimentation intuitive, les troubles des conduites alimentaires, la diversité corporelle et, bien sûr, l’acceptation de l’image corporelle.








 Marie-Michèle Ricard, psychoéducatrice, psychothérapeute

Marie-Michèle Ricard
Psychoéducatrice, psychothérapeute et professeure du département de psychologie du Cégep de l’Outaouais, Marie-Michèle Ricard oeuvre dans le domaine de la santé mentale depuis près de vingt ans. Elle est cofondatrice d’IMAVI, une clinique multidisciplinaire spécialisée en image corporelle et en troubles alimentaires. Elle y offre principalement des services de psychothérapie individuelle, des ateliers psychoéducatifs, des conférences et des formations. Page de l'auteure 








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LIRE AUSSI :


Quelques organismes qui peuvent t’aider :

Fondation Jeunes en tête (Prévenir la détresse psychologique chez les jeunes)

Groupe ÉquiLibre (Image corporelle positive, relation saine avec la nourriture, bouger par plaisir, diversité corporelle, estime de soi, égalité)